ump49290 Section du Canton de Chalonnes-sur-Loire

Le Livre Noir de la gestion socialiste de la Région Pays de la Loire

→ Un matraquage fiscal

Comme dans les autres régions françaises, Jacques Auxiette, qui dirige l'exécutif socialiste de la Région des Pays de la Loire, pratique le matraquage fiscal.

  • - Les taxes sur le foncier bâti, non bâti et la taxe professionnelle ont augmenté de 20% depuis 2004.
  • - La taxe sur l'essence a été systématiquement revue à la hausse pour rapporter plus de 20 millions d'euros par an à la Région.

Depuis 2004, ce sont 310 millions d'impôts supplémentaires qui ont été prélevés sur les habitants et les entreprises des Pays de la Loire. Comme toujours, les socialistes cherchent un bouc émissaire : le gouvernement et la décentralisation. Cette manœuvre fallacieuse ne trompe plus grand monde. En effet, contrairement aux effets d'annonces, les dotations de l'Etat sont en hausse !

→ Des budgets à la dérive

Le budget 2008 augmente de 10% par rapport à l'an passé. Les recettes qui le financent, dont l'impôt, augmentent de 6,5%, la différence est comblée par l'emprunt.

Parallèlement aux augmentations d'impôts, l'emprunt à désormais atteint le niveau record de 297 millions d'euros.

Au premier rang des dépenses nouvelles figurent les dépenses de personnel. Depuis 2004, 184 postes supplémentaires ont été créés non engendrés par la décentralisation. En 2008, 21 postes, hors décentralisation ont été créés, sans justifications précises, simplement "pour permettre aux services régionaux de poursuivre leur développement......."

La boulimie immobilière ne tarit pas. Les acquisitions de locaux se poursuivent : 1,5 millions d'euros à Saint-Nazaire, 1,2 millions au Mans. Plus de 25,4 millions d'euros depuis 2004, sont ainsi dépensés sans que la justification de la décentralisation ne puisse être appelée au secours.

→ Des dépenses de fonctionnement qui filent.......

Les charges de personnels sont ainsi passées de 33 millions d'euros réalisés en 2006 à plus de 100 millions d'euros en 2007, dont 14 millions relèvent de la décision propre de la Région de réévaluer la rémunération de ses agents.

Les dépenses de fonctionnement sont  aussi en constante augmentation à savoir :

  • - Une campagne sur le territoire national intitulée "Diversivie"
  • - Des encarts publicitaires dans la presse nationale et régionale pour vanter l'action du Président dans le procès Erika alors que pour mémoire, les démarches judiciaires et administratives avaient été entamées sous la précédente mandature
  • - Des frais de représentations du Conseil Régional avec des voyages à l'étranger à répétition et cela sans que l'on puisse en mesurer les réelles retombées.

A titre d'anecdote, pour préparer le schéma de développement régional à l'horizon 2015, des débats publics citoyens ont été organisés......Et pour conclure, un nouveau type d'assises a été créé. Les socialistes ont imaginé un genre nouveau, "les assises des assises". Il s'agit d'un "Forum des assises", et ce n'est pas une blague, qui a été organisé pour faire la synthèse des travaux et des débats.

→ Une politique de financement et d'investissements inefficace

Concrètement, la politique de la Région se résume à un saupoudrage et à une absence d'intervention sur les grands projets. Nous souhaitons un recentrage sur les missions essentielles des Régions, comme la formation des hommes, les grandes infrastructures, le développement économique

En effet, la Région ne joue pas son rôle en matière d'aménagement du territoire. Aujourd'hui, le bilan et l'ambition de Jacques Auxiette en la matière sont décevants. Les seuls projets d'envergure sont Cyclotron et le Technocampus EMC2 qui, pour mémoire ont été engagés sous l'ancienne mandature.

Pourtant les idées ne manquent pas : par exemple, rien dans le budget 2008, sur l'Aéroport de Note-Dame-des-Landes, rien sur les infrastructures nécessaires à sa desserte.

Rien de réellement ambitieux n'a été proposé en matière d'emploi et de formation professionnelle

De la même manière, il est particulièrement inquiétant de voir que la part du budget régional de l'éducation consacrée aux investissements dans les  lycées stagne, voire régresse alors que les besoins de rénovation sont loin d'être satisfaits. Ainsi n'ont été affectés que 43,7 millions d'euros en moyenne annuelle aux investissements dans les lycées depuis l'arrivée de la Gauche alors que nous investissions 73,2 millions par an depuis 1998.

Face à cet immobilisme patent, c'est finalement l'Etat, que Jacques Auxiette aime tant fustiger, qui est appelé à la rescousse pour mettre en place un plan de formation pour recruter 6000 personnes dans l'industrie sur l'Estuaire de la Loire.

Pas grand chose non plus pour l'enseignement supérieur et la recherche au moment où l'autonomie des Universités se met en place.

 

 

 

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