ump49290 Section du Canton de Chalonnes-sur-Loire

DEMAIN, C'EST AUJOURD'HUI

Ce n'est pas dans dix ou vingt ans que se décidera notre futur. C'est dans les trois ou quatre prochaines années au plus que se décideront le rôle que nous jouerons dans une mondialisation de plus en plus débridée, notre place dans la compétition économique mondiale, c'est-à-dire, finalement, le niveau de vie de nos enfants. Les Français sont préoccupés par leur pouvoir d'achat ? c'est naturel, avec la flambée du cours de pétrole, des matières premières et des denrées alimentaires. Mais savent-ils ce qu'est la réalité ? Notre baisse de pouvoir d'achat a pour cause première notre perte de compétitivité à l'échelle mondiale. Les français savent-ils que les bénéfices évidement énormes de nos entreprises du CAC 40 ont été réalisés pour 85% à l'étranger ? Se rendent-ils compte que tout est lié ? Il n'y a pas, d'un coté, la politique intérieure rythmée par les revendications corporatistes et les manifestations, l'économie qui ne dépendrait que du bon vouloir des patrons et du gouvernement et, de l'autre, le débats d'idées dans lequel nous devrions éclairer le monde de notre immense sagesse faite d'intransigeance absolue sur quelques principes que nous aurions seuls décidés/....../

Claude ALLEGRE "Assez de sornettes, un peu de réalisme" Le Point 24 avri 2008

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Le seul moyen d'endiguer les dépenses......(F FILLON)

" Le seul moyen d'endiguer la hausse continue des dépenses publiques, c'est de passer au crible toutes nos politiques, en évaluant systématiquement leur légitimité, leur pertinence et leur efficience/......../ un pays qui dépense plus qu'il ne gagne, qui vit artificiellement au-dessus de ses moyens, est un pays moralement faible, économiquement vulnérable et socialement suicidaire/......../ quand allons-nous reconnaître collectivement la folie de cette évolution,, son caractère insoutenable et dangereux ?"

François FILLON, Premier Ministre, défendant à l'Assemblée Nationale le 18 avril, la révision générale des politiques publiques.

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L'autre RGPP

........./ Le Parti Socialiste devrait, dans son intérêt propre, éviter de nous ressasser sa comptine du paquet fiscal de 15 milliards qui, utilisé autrement, aurait permis de restaurer l'activité et d'assainir les finances publiques. Pour avoir une chance de reprendre le pouvoir central, le Parti Socialiste doit abandonner ces billevesées et définir un projet qui mêle efficacement la réforme de l'Etat, l'incitation à entreprendre et le besoin de justice sociale; en un mot, devenir un parti social-libéral, seul à même de répondre aux défis d'une mondialisation incontournable. Il reste que, si une majorité de Français approuve cette révision générale des politiques publiques voulue par Nicolas Sarkozy, son succès dépendra d'une autre RGPP : la révision générale des pratiques politiques.

Extrait de l'éditorial d'Etienne Mougeotte "L'autre RGPP" (Le Figaro 5-4-08) 

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"Le mistigri de la rigueur"

/.................."Ces temps-ci, l'opposition nous joue la comédie française du"plan de rigueur qui ne dit pas son nom .A quelques encablures" des municipales, les socialistes avaient lancé l'offensive sur ce thème, comme ils l'avaient fait en 1997, contre Alain Juppé, lors de la campagne des législatives. Si l'on en juge par les résultats de ces deux scrutins, il faut bien admettre que l'argument est électoralement efficace. Mais économiquement désastreux. Car depuis le temps que les gouvernements, par peur d'apporter de l'eau au moulin de l'opposition, ont rayé de leur vocabulaire et de leur action la "rigueur", la France s'est retrouvée peu à peu dans une situation que personne ne lui envie. Un endettement faramineux, des prélèvements obligatoires élevés et un chômage qui reste supérieur à celui de ses principaux concurrents. Mais tout se passe comme si les Français pratiquaient dans ce domaine le déni de réalité/........................../Les socialistes ont tort de croiser le fer sur ce sujet. D'abord parce qu'ils n'ont pas le début d'une solution pour mettre fin à la dérive des comptes publics. Ils sont contre toute hausse d'impôts, et ils ont raison, mais comme ils ne veulent pas entendre parler d'économies budgétaires, ils tournent en rond...../

 

Extrait d'un éditorial de Paul-Henri du Limbert "Le Figaro" 2 avril 2008.

 

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